Philippe COURBON  -  Cabinet    I D E E
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La Presse en parle …

La Marseillaise

Article du 27 janvier 2012

La Voie d’une Promesse

27 janvier 2012

Educateur de santé à Manosque (Alpes de Haute-Provence), Philippe Courbon résiste aux vents contraires de l’uniformisation pour ne pas déroger au sens éthique de son acte professionnel et associatif.  

Le pharmacien, professeur de biologie, botaniste, J. Marie Pelt était en novembre dernier au Théâtre Jean le Bleu, pour une conférence sur « la raison du plus faible », intitulant aussi un de ses ouvrages qu’il dédie à Philippe Courbon, résident reillannais, qui ce soir-là à ses côtés, avait donné à entendre un exposé captivant sur «l’incomplétude humaine». (*)
Nous avions précédemment rencontré Philippe Courbon sur bien d’autres terrains, chaque fois qu’il a s’agi de droits humains, de solidarité, d’écologie… Educateur de santé nutritionniste, consultant formateur, conférencier, ses cordes professionnelles et associatives sont multiples, communément tournées vers une prise en compte de la complexité humaine, un décloisonnement des disciplines.


"A 15 ans je portais en moi cet idéal"

Sa motivation, contre les vents contraires d’une société d’uniformisation à outrance, est d’agir dans l’intelligence d’un essentiel d’humanité qui, d’aussi loin qu’il s’en souvienne, l’a toujours fait s’éloigner de la superficialité. Un choix qui a sa part très intuitive : «
Dès l’âge de 15 ans je portais en moi cet idéal. A l’aube de mes 20 ans je me suis fait la promesse de servir dans ma vie ces causes-là ».


L’objection de conscience
Justement l’âge de l’appel sous les drapeaux. Mais pas question pour le jeune homme de service militaire. «
J’étais prêt à donner de mon temps et de moi-même pour une contribution à la société mais pour quelque chose qui m’apparaissait juste. J’ai donc fait 2 ans de service civil à la Ligue Vie et Santé, J’étais objecteur de conscience auprès de cette association ». Une cause qui pour Philippe reste à défendre. Il n’y a plus de service national mais, « l’objection de conscience, reste un enjeu de notre société moderne, qui s’honorerait d’établir un tel droit dans sa constitution. Non pas pour s ‘affranchir des règles mais au nom d’un intérêt général visant à protéger le vivant et l’humain. Les hommes obéissent à une morale collective mais le droit devrait dire que leur conscience d’hommes libres est supérieure à la soumission de leur fonction. Je crois que notre société s’humanisera grandement quand elle autorisera, au moins dans l’exercice de la responsabilité scientifique, religieuse, économique, la libre parole


IDEE, un outil cousu main
Ce n’est pas le chemin le plus facile sur lequel s’est engagé Philippe. Pour le suivre il s’est d’abord formé au sein du Collège Européen d’Hygiène et de Médecine Naturelle. Outre son activité professionnelle il demeure résolument homme d ‘engagement, fondateur de l’association Témoins d’humanité, instigateur avec J.M. Pelt, du Collectif d’Initiatives Interdisciplinaires pour le Développement Humain, Voici 10 ans Philippe Courbon, a créé le cabinet IDEE, Institut de Développement Etre et Entreprendre, «
un outil cousu main qui correspond à ma dynamique ». Dans ce cadre Philippe est intervenu en matière d’éducation à la santé, de sevrage tabagique pour des organisme divers : Mutuelles, centres hospitaliers, fonction publique, cité des Sciences et de l’Industrie, marché international des Saveurs de la Méditerranée, Institut de l’administration des entreprises, université rurale, Fédération des foyers ruraux… Il a été chargé de mission pour les assises interprofessionnelles de l agriculture biologique à Valence, des colloques (« enjeux des OGM », « commerce bio équitable »), la Coordination « libre choix de sa santé », a participé au Congrès international de Médecine du travail…


Une prise en charge la plus large possible
«
Je pratique depuis 25 ans le sevrage tabagique dans une approche éducative, comportementale, cognitive émotionnelle, physique, alimentaire. Je propose une prise en charge la plus large possible, et ça marche très bien. Mais depuis la loi Evin les labos se sont positionnés et proposent des substituts chimiques, psycho-actifs. Un de mes axes forts en tant d’éducateur de santé est aussi de favoriser une dimension transversale, mais je me sens de plus en plus marginalisé dans une société de plus en plus marchande, où la minimalisation s’expose comme une forme de gouvernance qui voudrait tout uniformiser au nom de la citoyenneté mais qui par ailleurs, s’affranchit d’éduquer, d’informer… ».


Que de belles rencontres
La plus grande satisfaction de Philippe : avoir fait tant «
de belles rencontres », comme autant de richesses sur la route d’une promesse tenue sans déroger aux aspirations de ses 20 ans : André Roux directeur de l’Etablissement où il s’est formé, Georges Krassovsky, rédacteur pendant 50 ans pour le « Nouvel humanisme » et l’ « Esprit libre », profondément engagé pour la cause du désarmement, Théodore Monod, « dont j’ai aimé la profonde éthique », l’agriculteur, philosophe essayiste, Pierre Rabhi, J-Marie Pelt, une rencontre d’il y a 10 ans qui a aussi profondément marqué Philippe.


NADIA VENTRE


(*) légende de la photo.

Phhilippe Courbon : «Ce qui m’intéresse c’est ce qui nous est suffisamment commun, qui puisse nous affranchir des appartenances » N.V

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